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Serge Cajfinger est un créateur de mode français.

Né en 1955 et originaire de Lille, il passe une grande partie de son enfance au Brésil avant de revenir sur sa terre natale à l’adolescence.

« On n’est pas maître de soi à 14 ans. Ça a été dur. Le ciel gris, les couleurs différentes, la luminosité plus faible … Je me suis encore plus plongé dans les vêtements. »

Il faut le reconnaître, son destin était un peu cousu de fil blanc : son père était directeur de la filiale brésilienne de la Lainière de Roubaix.

« Ma vie est partie d’un rêve. Je voulais créer des vêtements et avoir des boutiques partout ! J’ai retrouvé récemment dans les affaires de ma grand-mère un mot qui disait à mon propos : "Il a neuf ans et dans la rue, il ne fait que regarder comment sont habillés les gens." »

Rêve exaucé. Serge Cajfinger a sa griffe, Paule Ka.

C’est dans la ville de Lille qu’il commence à travailler pour Yves Saint Laurent, un couturier qu’il admire beaucoup. Mais le jeune styliste rêve de voler de ses propres ailes et ouvre avec sa mère et sa tante Paule, rue du Sec-Arembault à Lille, une boutique multimarques durant l’année 1974 déjà baptisée Paule KA.

Il s’agit d’un magasin qui regroupe tout un panel de marques qui accompagnera l’ascension des futurs grands : d’Azzedine Alaïa à Montana en passant par Thierry Mugler et Kenzo.

Cette passerelle entre le rêve des defilés parisiens et la complicité des clientes côtoyées au quotidien aiguise sa conscience du corps et des envies des femmes.

« Quand j’ai eu trente ans, je suis reparti au Brésil. Et puis je me suis dit que la mode, c’était à Paris que ça se passait. »

Il revient don en France. Et c’est à Paris, en 1987, qu’il il sort sa griffe avec ses propres créations cette fois. Simplicité. Élégance. Vêtements bicolores.

Intitulée « Paule Ka » et située dans le quartier du Marais, la marque se fait rapidement connaître auprès de la gent féminine, vivement séduite par la petite robe noire qui fera la notoriété de Paule Ka.

Rapidement les codes s’installent : le noir et le blanc, une approche picturale de la couleur qui évolue au fil des saisons, de flash monochromes en tons poudrés, les coupes décalées, le tailleur, le noeud, l’organza et les fameuses robes noires, l’un des musts maison depuis 20 ans dans un sens du trait et du volume en mouvement.

Serge Cajfinger élabore des collections élégantes à partir de matériaux très nobles. Avec toujours cette façon de casser les académismes et de jouer les contrastes, la rondeur et la géométrie, l’humour et la séduction, la rigueur des coupes et les détails décalés, à l’image des souliers-sculptures désormais attendus à chaque collection.

Une façon de capter l’air du temps sans en être victime qu’illustrent aussi les accessoires, du panier créé en 1995 et décliné chaque saison. Encore un hommage à la belle Audrey Hepburn qui en portait avec son vison au Cabas Ka, en passant pas le Kaprice, dernier-né des it-bags de la Maison.

Ci-dessous, la collection Paule Ka Printemps-Eté 2012 et quelques photos de son créateur

Les photos à voir en diaporama, image par image, par une simple clic sur l’une d’elles.

Aujourd’hui, il aime décliner ce qui a fait son succès aux bijoux ou aux tenues de petites filles en rêvant, encore, de lingerie et de parfum.

«Je n’ai jamais eu autant d’idées que maintenant. Quand on a une certaine liberté, quand on n’est pas dans l’ego, on reste ouvert.»

Il n’y a que la mode masculine qui lui résiste.

« Les hommes ne m’inspirent pas. Moi, je m’habille toujours de la même façon, avec un jean et un haut noir ou bleu marine ! »

Serge Cajfinger vit à Paris et revient rarement dans le Nord. Il fait parfois un aller-retour pour déjeuner avec des amis qui viennent plus souvent lui rendre visite dans la capitale. « Les amitiés qu’on se fait dans le Nord, c’est pour la vie ! »

Son équilibre, il le trouve au Brésil, mais aussi dans le yoga et la méditation.

« Ça n’aide pas mon ego : dans le milieu de la mode, ça le sauve ! Mon livre de chevet depuis 20 ans, c’est celui du dalaï lama.»

Il se passionne aussi pour l’architecture : «J’adore ça. Chez moi, j’ai plus de livres d’architecture que de mode. En fait, j’aime construire. Que ce soit des vêtements, des bâtiments… ou ma vie.»

Avec l’ouverture en 2007 du siège et du flagship Paule Ka au 223, rue saint-Honoré, la marque connaît aujourd’hui un succès fulgurant avec plus de 350 points de vente qui distribuent la marque à travers le monde, auxquels viennent de s’ajouter les nouvelles boutiques de Cannes, Maastricht, Dubaï et Singapour.

Vous l’aurez compris, OeDansLo adore la "PauleKa" ! Elle est entrée dans la danse et adore former un couple avec Serge Cajfinger grâce à une pièce vintage qu’elle possède depuis peu…

En serait-elle même tombée amoureuse ?

C’est en effet une possibilité qu’il ne faut pas écarter !